l’importance du journal intime

Dans une manifestation, je me concentre sur l'écrit de la foule. G. Faucer

Salut chère lectrice,

je discutais avec mon amie Catherine l'autre jour à propos de rituels que nous avons mis en place chacune de son côté pour transformer nos vies au quotidien, afin de manifester dans notre présent la vie de nos rêves. 

Placer la quête à partir de l'abondance et non du manque

Depuis toute petite j'ai ce rêve de grandeur, ce rêve de liberté, ce rêve d'une vie sortant de l'ordinaire. Comme beaucoup de petites filles je voulais être une princesse aimée, choyée, vivant dans l'abondance d'un palais où tout est beau, abondant et possible. Aussi, dans mes rêves de petite fille, j'étais bien évidemment la gentille, la belle... celle qui parle aux animaux, comprend les malheureux, aide son prochain et porte secours aux harcelés de l'existence. Cette princesse préférant plier sous les violences des méchants, que de devenir méchante à son tour. Pendant longtemps, j'étais cette petite fille qui disait "un jour mon prince viendra" ... symbole de la liberté à laquelle j'aspirais tant. 

C'était une quête provenant d'un manque, de quelque chose qui me semblait impossible à trouver par moi-même. Du coup, j'étais amoureuse tout le temps.

Il y a 7 ans, lors d'un de mes multiples déménagements, j'ai décidé de jeter TOUS mes écrits... TOUS mes journaux intimes. Trois cartons de bananes d'écrits que je me trimballait à chaque déménagement. Je venais de vivre une séparation douleureuse et en relisant mes écrits, je me suis dérangée moi-même. J'y lisais "je suis amoureuse, il s'appelle X. Nous avons fait ceci et celà. C'est le plus beau, le plus ... etc". Trois pages plus loin j'y lisais "c'est fini avec X, mais c'est pas grave parce que j'ai rencontré Y. C'est le plus beau, le plus ....etc et nous avons vécu ceci et celà". Deux pages plus loin j'y lisais "cher journal, bon c'est fini avec Y, mais il était finalement pas si sympathique. Mais tu sais quoi? à la boum, j'ai rencontré Z. Trop génial, il est ... bla bla bla" je te laisse terminer la phrase. 

Et j'en ai rempli des pages et des pages. Il y avait bien par ci par là des histoires avec des copines, des voyages ou des coups de gueule. Cependant, globalement, je n'y parlais que de ma quête d'amour et de l'homme idéal. Toujours collée à ce rêve de liberté bien sûr. Je n'ai donc pas du tout compris, que mon tout premier amoureux sérieux, "ma première fois", enfin, LE garçon qui était soi-disant le bon, avec qui j'étais déjà depuis trois ans, pouvait ainsi me rejeter avec violence le jour de mes 18 ans. Il m'a offert ce jour là, en guise de cadeau une grande montre Swatch (la nouveauté de l'époque). Comme il m'offrait toujours un bijou aux fêtes diverses, je l'ai regardé étonnée et amusée de cette surprise. Il m'a dit "Annette, ceci symbolise le temps que nous avons passé ensemble. Un temps qui a duré beaucoup trop longtemps à l'image de cette grande montre"... bref, un truc du genre, parce que franchement à ce moment là, alors que c'était LE jour le plus important de ma vie où j'allais enfin pouvoir avoir mon permis de voiture, devenir plus libre, plus autonome... j'ai eu cette nouvelle comme une onde de choc et je me souviens en être sortie abasourdie.

Gratitude

Dans mes écrits, au delà de ma quête d'amour et de liberté, il y avait TOUJOURS un moment de gratitude pour ce que j'avais déjà. Je notais par exemple "je me suis disputée avec maman, c'est une grosse c..., mais bon je suis reconnaissante d'avoir un bon toit chaud au dessus de ma tête, parce que quand je pense à ces pauvres orphelins des bidons ville, j'ai un peu honte". Ou encore "ohhhh mon cher journal, si tu savais comme je suis heureuse de pouvoir voir les montagnes tous les jours depuis ma chambre et d'aller retrouver mon arbre dans la forêt tout à l'heure. J'adooooore ma chambre, je m'y sens tellement bien".

Rencontre avec Dieu

C'est un rituel pour moi d'écrire depuis l'âge de neuf ans; l'âge où ma grand mère m'a offert mon premier journal intime vert avec une tête de Pluto collée sur sa couverture. Elle m'a dit "voici un petit carnet dans lequel tu peux écrire tous tes chagrins, tout ce que tu aimes, tous tes rêves. Quand tu écris ici, en fait tu écris à Dieu, qui est très occupé, mais quand il a le temps, il va lire ton journal et t'aider, de toutes manières Dieu est toujours là, mais parfois il ne peut pas répondre à tes demandes tout de suite. Mais si tu as confiance, tu peux sentir qu'il t'aime et qu'il accueille ton chagrin tout de suite". 

Bon c'était vraiment du charabia pour moi, mais quelque chose en moi comprenait ce qu'elle me disait. Brave petite fille que j'étais, j'ai obéi à ma grand-mère et j'ai écris "cher journal, bonjour, je m'appelle Annette van der Kaaij, j'ai neuf ans aujourd'hui et on se prépare pour aller au ski donc j'ai pas le temps de t'écrire. Je suis contente c'est mon anniversaire. Salut". 

Neuf ans plus tard, assise en pleurant auprès de mon arbre confident, je criais de désespoir et de solitude "Dieu, je ne crois plus que tu existes, j'ai tout bien fait, je suis gentille et tu as permis que K... me quitte, je te déteste... si tu existes montres toi maintenant". Et c'est là que ma vie a changé. En un instant j'ai entendu les murmures de la forêt, j'ai entendu mon arbre que j'allais voir tous les jours, qui connaissait mes plus intimes secrets (tu penses bien que ceux là je ne les écrivais pas, par peur que quelqu'un puisse les lire en tombant sur mon journal), un écureuil est venu me regarder de très près et j'ai eu un tas de "monde" qui est venu me réconforter. 

Tout a changé en une fraction de temps. J'ai su de tout mon être que j'avais trouvé ma maison, MON PALAIS et une famille.  J'étais encore loin de me vivre en reine, mais c'était un bon début. J'ai vécu l'année de mes dix-huit ans comme une année initiatrice majeure. Les deuils, les séparations, les pertes se sont succédées depuis mon anniversaire en février, jusqu'en décembre de la même année. J'en parle aujourd'hui, parce que je sais que quelque part, en dévoilant un peu de cette vulnérabilité, de cette surcharge de deuils vécues, tu peux t'y reconnaitre à ta manière. 

Pour moi, la Terre et le Ciel, peuplés d'êtres que j'ai appris à connaitre au fil du temps, sont encore aujourd'hui mes plus grands instructeurs, des guides extraordinaires sur mon chemin de vie et je suis très heureuse d'aider les femmes qui passent par des moments d'intense vulnérabilité, à retrouver un sens nouveau à leur vie après ce qui a été vécu comme un deuil majeur de leur vie. 

L'importance du journal

J'ai continué à écrire, j'ai continé à être instruite, j'ai appris à suivre les synchronicités posées sur mon chemin de vie comme des balises me montrant la direction, j'apprends encore aujourd'hui à donner un sens aux pas que je pose dans la direction de mes rêves les plus intimes. J'ai compris aussi combien il est important de formuler de manière la plus complète possible sa demande et d'écrire quotidiennement. 

En y regardant de plus près, j'ai vraiment contribué à créer la vie que je vis aujourd'hui. Non pas COMME je l'avais prévue, mais plutôt comme je veux me sentir en écho à l'appel de mon âme. 

Ma grand mère avait raison, je suis entendue... ce que je sais aussi, c'est que je suis entendue aussi tout de suite dans ce que je demande. La croyance limitative de ma grand maman s'est exprimée lorsqu'elle m'a dit que Dieu était là de suite pour mes chagrins mais pas pour mes rêves... à suivre 🙂

Fêtes de fin d'année

durant cette période de fin d'années, il se peut que tu sois submergée d'émotions liées à une perte majeure de ta vie. Subitement ton défunt te manque, la maladie grave d'un être cher te rend triste, ton pays quité te rend nostalgique, ta faillite se fait ressentir plus violemment... bref, ce qui devrait être une période de fête se transforme subitement en une période d'intenses bouleversements intérieurs. 

Ecris tes manques dans un journal tous les matins, tes coups de gueule, tes tristesses aussi... puis prends le temps de ressentir le calme, la sérénité, l'amour et tout ce qui est plein pour toi. Lorsque tu sens que cette plénitude est à nouveau là, même si ressentie très faiblement, note dans ton carnet, dans une couleur qui te plait, le mot de gratitude qui te vient. Donne lui de l'importance sur la page, décores si tu en sens l'envie. Lorsque tu regardes tes pages noircies de phrases manquantes, la première chose que tu devrais y voir apparaitre c'est ton mot ou ta phrase de gratitude. 

la couleur sort de l'ombre

tu verras qu'avec le temps, la couleur de tes mots fera fondre la noirceur des choses vécues. Il y aura toujours des points noirs sur ta feuille, mais ce sont les couleurs qui prédomineront. C'est là que ta vie prendra un sens en direction de tes rêves lumineux et colorés, plutôt que dans tes réponses habituelles inconscientes de "crée misère". 

Et n'oublie pas, je suis là pour t'accompagner un moment. En 2017 je structure ce dont tu peux profiter en faisant appel à moi, car dans la jungle du marketing je suis en train d'apprendre à oser briller à mon tour 🙂

Aujourd'hui, pas de questions habituelles, juste une demande : s'il te plait, mets toi à écrire un journal. Et tu sais quoi?

A tes belles co-créations et synchronicités

Annette

 

 

 

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