No comment

la critique est un impôt que l'envie perçoit sur le mérite. Duc de Lévis

pendant longtemps j'ai eu cette maxime collée sur mon agenda; j'avais été blessée, bafouée et très touchée au plus profond de mon être après avoir donné en toute vulnérabilité dans un élan du coeur. C'est dans ma nature; je suis généreuse, je partage, je donne et j'oublie qu'il existe un tas d'individus dont les manques sont tels, qu'ils n'ont d'autres armes que la critique, la parole blessante ou le mépris. 

As tu déjà fait cette expérience toi aussi dans laquelle tu t'ouvres à l'autre sur des "choses" vraiment très intimes, des états d'âme très personnels ou des expériences douloureuses sur lesquelles tu avais placé un voile du secret et que cet autre utilise ces informations pour te manipuler, te juger vertement ou te critiquer derrière ton dos?  

Si tu es un peu, ou beaucoup, comme moi, il est évident que tu as été confrontée à cette expérience et pour ma part, j'ai mis trèèèèèès longtemps avant de cicatriser cette plaie; en effet, la violence du coup porté à mon être s'exposant dans sa vulnérabilité à laissé place à une peur intense que cela puisse se reproduire. Cette peur m'a bloquée dans mon expansion, dans mon exposition au regard d'autrui, dans mon élan naturel à l'enthousiasme partagé et inlassablement ce miroir de cette peur m'attirait des ennuis. 

Au départ, lorsque la blessure était encore bien fraiche, j'ai pris pour bouclier l'indifférence et la superficialité; c'était facile, il me suffisait de faire semblant, d'éviter toute discussion ou contact trop profond, puis de placer un masque sur mon être. Le problème est qu'au bout d'un moment, j'ai commencé à jouer la mystérieuse; pour entrer en contact il me fallait quelqu'un qui veuille bien me démasquer... c'était épuisant, car dans mon élan naturel de désir d'aller vers l'autre, il y avait cette contamination par la peur. Puis, le temps passant, le travail sur moi avançant, j'ai réalisé qu'il était bien moins fatigant d'oser être soi, que de jouer un rôle contre nature; cependant j'étais encore en lutte de moi à moi. J'osais parler devant des groupes de personnes, mener des conférences et m'exposer un peu partout, que ce soit ici sur internet ou lors de soirées mondaines auxquelles ma vie me convie régulièrement.

J'ai, avec le temps et beaucoup de travail sur moi, appris à faire de ma vulnérabilité, de ma générosité, de mon enthousiasme et de ma nature serviable, des atouts plutôt que des faiblesses; je suis aujourd'hui pleine de tout ce qui fait moi, le manque a disparu de mon intérieur. Cependant, il y a une seule chose que j'avais vraiment du mal à faire jusqu'à ce matin, c'était d'ouvrir mon espace aux commentaires de gens inconnus. Oui, lors de rencontres "in real life" j'apprécie aujourd'hui la critique car elle me permet de me positionner en moi : soit elle est justifiée, constructive pour ma transformation, soit elle montre la poubelle émotionnelle d'autrui et je sais la lui laisser. Par contre, jusqu'à ce matin, je ne voyais pas du tout l'intérêt d'ouvrir les commentaires sur mon blog; c'est rassurant parce que jusqu'à aujourd'hui j'ai chaque semaine des lectrices qui me remercient, me complimentent ou me posent des questions en message privé. J'évite ainsi toute cette masse de jalouses, de frustrées ou de "Madame j'ai une opinion sur tout, pourvu qu'elle soit négative et cassante" et leur cortège de remarques peu constructives, qui se veulent parfois blessantes mais qui sont souvent le reflet de leurs propres souffrances.

L'idée qu'on puisse venir me vomir son poison encore une fois dans mon espace de vie a donc fait son bout chemin; j'ai enfin compris et intégré émotionnellement la maxime du Duc de Lévis "la critique est un impôt que l'envie perçoit sur le mérite" et aujourd'hui est le jour J : tu trouveras ci-dessous un espace pour tes commentaires. Il semblerait que pour s'exposer encore un peu plus sur internet, se soit un passage obligé; je me réjouis déjà de l'expérience, la tension juste intéressante avant de monter sur scène est encore présente, mais j'ai compris que je ne suis absolument pas en danger. 

BAS LES MASQUES ; qui m'aime me suive 🙂

Et toi? comment gères tu les commentaires d'autrui sur ce qui t'es le plus intime? as tu tendance à être une critique constructive pour autrui ou te sens tu régulièrement dans le mépris de ce que d'autres construisent ou partagent? fais tu partie de celles qui contribuent positivement aux groupes sur Facebook ou autres réseaux sociaux, ou as tu tendance à te rebeller lorsque quelqu'un publie ses propres idées créatrices qui diffèrent des tiennes? dans un groupe d'amies es tu plutôt celle qui propose, qui dispose ou qui casse? t'es t'il plus facile de faire un compliment ou de censurer? es tu contente de la réussite d'autrui ou as tu tendance à grapiller, puis à couler l'autre pour réussir à ses dépends?

Si tu te bats encore avec tes peurs d'oser être toi, tout simplement, naturellement dans ton abondance, pleine de toi, je te souhaite beaucoup de courage et de persévérance; tu verras qu'avec de la détermination, du travail sur toi pour te transformer (plutôt que de vouloir éviter le monde, voire de le changer) et de la patience envers toi-même, que toi aussi tu oseras t'exposer et montrer ta brillance, qu'elle soit au sain de ton foyer, de ton village, de ta ville, de ton pays ou du monde entier. 

Cordialement,
Annette

 

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