la pie, Fric et l’abondance

la queue de pie, comme son nom l'indique, vous fait une réputation de drôle d'oiseau. G. Marx

notre relation à l'argent est un thème assez souvent éludé; en général, les coachées qui viennent me voir sont assez désorientées lorsque "j'ose" aborder le sujet. Il y a parmi celle-ci toutes sortes de fortunes, dont certaines ont une curriculum impressionnant de stages en développement personnel et de voyages spirituels, sans pour autant penser une seconde que l'argent est une ressource tout aussi importante que leur santé à tous niveaux. 

Je vais te faire une confidence : ces consultées sont en fait mon miroir parfait. Je ne sais pas comment c'est pour toi, mais moi sincèrement j'aime l'argent; seulement je constate que je l'aime "mal". Un jour j'en ai en abondance et le suivant j'amorce une période de vaches maigres. Disons que le couple que nous formons est compliqué. Je travaille d'arrache pied depuis des années à ce que notre relation coule de source, que notre énergie circule librement et que nous fassions de belles choses ensemble; inlassablement "il me quitte", anéantissant du même coup tous les rêves que j'avais projetés en sa présence. Depuis, j'ai décidé de cesser d'y aller en force... travailler bof, c'est un but en soi, autant faire quelques ajustements.

Alors entendons nous bien, j'aime l'argent pour ce qu'il est, un allié qui me permet de donner un sens aux "choses" que mon âme désire manifester dans cette réalité. Si je vivais en totale autarcie, quelque part dans une communauté coupée du reste du monde, eh bien je trouverais cette énergie complémentaire sous d'autres formes certainement... oui, sauf que moi j'ai choisi de vivre ici et maintenant dans ma réalité, dans un des pays les plus riches du monde où cette énergie est une ressource aussi importante que ma santé.

Hier, j'ai subitement eu une révélation : j'avoue avoir complètement rejeté l'idée que l'argent est un but en soi depuis longtemps et tu sais pourquoi? parce que la vie me montrait encore et toujours l'inconscience de ces "affreux riches", égocentriques qui prennent, qui gardent pour soi, abusant d'autrui et se croyant au dessus des lois. De ces "affreux riches" j'en ai plusieurs dans ma famille et eue pour amants; pour rien au monde je voulais être associée à ces rapaces, pingres, avares et nombrilistes. 

Donc, mon problème relationnel avec mon amoureux du nom de Fric (parce que le fric c'est chic, comme le dit la chanson) était ailleurs que dans l'idée d'en faire un but. Je t'épouse pour ton Fric, c'est dire en fait, je t'épouse pour ton énergie... ce qui fait de ces relations homme-femme, des couples tout aussi compliquées que celui que nous formons, Fric et moi. La différence c'est qu'ils ont un accord tacite ceux qui se baladent au bras d'une poulette et celles qui profitent d'un jeunot musclé; ils savent très bien que l'amour est absent. Tout comme l'amour est absent de leurs manifestations dans ce "bas monde"; si tu savais le nombre de gens en manque d'amour, d'enthousiasme et peureux que j'ai cotoyé et cotoie encore lorsque je me baigne dans le monde de "la Haute", tu serais effrayée à ton tour. D'ailleurs certainement que tu les fréquentes aussi en étant baignée dedans ou au contraire en les observant comme des drôles d'oiseaux.

Bref, tout cela pour dire que d'accord, il y a des ces "affreux" énergumènes, mais quand même, depuis que j'ajuste ma relation avec Fric, je commence à voir qu'il y a aussi tout un groupe de "beaux riches"; je les fréquente de plus en plus, comme si ils apparaissaient subitement dans ma vie. Je vois des mécènes apparaitre... ils étaient déjà là bien évidemment, sauf que j'étais totalement aveugle à leur présence, tout comme eux étaient aveugles à la mienne. J'étais tellement occupée à rejeter les ombres de Fric, au lieu de les accueillir comme une possibilité de manifestation, que j'étais devenue moi-même comme une de ces "spirituelles hippies" qui creusent encore le fossé entrent nous. Bon, alors attends, celles qui me connaissent, savent que je ne suis pas là à me ballader en sandales, ornée d'un collier en perles de bois, robes batik, laissant transparaitre des aisselles poilues et des jambes velues (désolée pour le cliché si tu fais partie de mes lectrices, c'est juste pas mon genre de tenue vestimentaire... tu mettrais des tailleurs Chanel toi?).

Voilà donc ma révélation de hier; l'argent tout comme la santé est une énergie, une ressource importante pour pouvoir manifester ensemble les rêves de mon âme, pour moi biensur et pour le reste du monde. Et si c'était tout simplement qu'il m'était devenu plus facile d'en manquer pour justifier mon impuissance à avoir un impact positif dans le monde? Et si c'était par peur de ceux et celles qui, sans scrupules, ni conscience et avec haine parfois, utilisent cette énergie pour leur propre pouvoir au détriment du monde? Oui, j'ai peur de venir là avec mon chéri Fric et faire des belles choses positives avec amour. 

Voilà, là où j'en suis aujourd'hui, j'ai peur d'être massacrée par ceux qui sans scrupules anéantissent l'amour, la vie et asservissent les autres pour leur propre jouissance dans un monde oû l'amour est absent. Alors, je me laisse le temps de me muscler, de fortifier ma relation avec mon grand Fric. Ah oui, j'ai omis de te dire qu'il est encore en stade de croissance, c'est peut-être ça aussi qui est intimidant 🙂

Bon alors du coup j'ai donné le titre de pie voleuse à ce texte et je te dois une explication, car évidemment j'ai à nouveau écrit d'une traite sans parler de la pie. 

En fait, ce titre ainsi que ce texte est une manière d'honorer un rêve que j'ai fait cette nuit et que nous avons "débriefé" ce matin mon amie Virginie et moi; une façon d'ancrer et d'affirmer qu'aujourd'hui, Fric et moi sommes complices. Nous somme heureux de vous annoncer que nous allons faire de belles choses dès que nous aurons musclé notre conscience d'abondance.

Et toi? quelle est ta relation à l'argent? l'embrasses tu? le vois tu comme une ressource ou comme un but en soi? l'aimes tu? as tu peur d'en manquer? de le perdre? qu'il t'abandonne? ou te sens tu pleine, joyeuse et amoureusement complice avec lui?

A ta suffisance,
Annette

 

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